lundi 29 août 2016

LIVRE "L'eau et la physique quantique", Pr Marc Henry, septembre 2016



L’eau et la physique quantique

Pr Marc Henry



L’eau reste une substance mystérieuse pour la science et chaque jour amène son lot de publications tentant d’expliquer ses surprenantes propriétés.
Parmi elles, l’aptitude de l’eau à procurer la vie est certainement la plus fascinante. C’est pour résoudre l’énigme de ce lien intime entre l’eau et la vie que des scientifiques ont émis l’idée que l’eau est capable de véhiculer et de transmettre des informations.
Cette hypothèse expliquerait l’omniprésence de l’eau dans les cellules (sur 100 molécules constitutives d’une cellule, 99 sont des molécules d’eau) et donnerait également une base théorique à l’efficacité de l’homéopathie. Les travaux très controversés de Jacques Benveniste, repris depuis 2004 par le professeur Luc Montagnier, en mettant au-devant de la scène médiatique la théorie de la « mémoire de l’eau », ont suscité une vive polémique au sein des cercles scientifiques.

Pour résoudre la crise, certains chercheurs, dont l’auteur, proposent une vision quantique du monde biologique. La physique quantique des champs voit dans le vide quantique la source de toute matière et de toute énergie, et serait en mesure d’expliquer comment l’eau, via la formation de « domaines de cohérence », pourrait effectivement être un vecteur d’information biologique.

Dans cet ouvrage, Marc Henry, conférencier apprécié pour sa pédagogie et sa capacité à présenter les choses complexes dans un langage clair, livre toutes les bases scientifiques nécessaires pour appréhender cette révolution quantique qui réinventera la médecine. Les lecteurs de tous horizons trouveront dans ces pages une source d’information précieuse.

Marc Henry est ingénieur chimiste, docteur ès sciences, habilité à diriger des recherches et professeur d’université dispensant un enseignement sur la chimie, la science des matériaux, la physique quantique et la symétrie moléculaire et cristalline. Marc Henry est aussi président de l’association «Natur’Eau» Quant qui milite pour une approche quantique de la nature utilisant l’eau comme vecteur d’information.


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 Extraits : 


vendredi 26 août 2016

EAU ET BIOLOGIE (6) : L'eau, organisatrice de la vie au niveau macromoléculaire



Un résumé (années 90) des rôles de l'eau dans la cellule par Pascale Mentré, l'auteure du livre de référence " L'eau dans la cellule", édition Masson, 1995

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L'eau, organisatrice de la vie au niveau macromoléculaire
Pascale Mentré
INRA 806, institut de Biologie physico-chimique, 13 rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris
Tél : 33.(0)1.58.41.51.78 — Fax : 33.(0)1.58.41.50.27 — E-mail : mentre@ibpc.fr

Bien que l'eau représente plus de 70% de la masse des cellules, il y a tout au plus deux couches de molécules d'eau autour de chaque macromolécule — soit une épaisseur de 0,6 nm — ce qui laisse peu de place entre les macromolécules (dont le diamètre moyen est de plusieurs nanomètres). Au contact des macromolécules, les molécules d'eau s'organisent de façon différente de l'eau ordinaire. Elles forment une eau dite structurée ou interfaciale (Eau-I). Elles sont attirées par les domaines ionisés qui les orientent le long de leurs lignes de force. Elles se lient par des liaisons hydrogène (liaisons H) aux domaines polaires. Elles interagissent peu avec les domaines apolaires ; mais ceux-ci constituant une rupture d'équilibre au sein de la phase aqueuse, elles sont contraintes de se réagencer, le plus souvent en "clathrates". L'effet des macromolécules s'exerce au-delà des molécules d'eau située à leur contact immédiat, au moins jusqu'à une distance de 10 Å, structurant l'eau sous des formes plus ou moins anisotropes.

Globalement, la totalité de l'eau de la cellule est de type interfacial.  C'est une eau très polymorphe, image directe de la variété des domaines qu'elle recouvre.

• Assemblages moléculaires. L'Eau-I joue un rôle important dans l'assemblage et le désassemblage réversible des macromolécules, soit en réunissant des domaines polaires par des liaisons H, soit en s'insinuant entre des domaines hydrophobes.

• Activité enzymatique. Les alignements de molécules d'eau reliées par des liaisons H rectilignes (structure ice-like) sont de bons conducteurs de protons. Cette conduction apparaît déterminante dans nombre de processus, à commencer par l'activité des enzymes.

• Régulation. La coopérativité des liaisons hydrogène, importante surtout dans l'eau ice-like, se traduit dans le profil sigmoïde de nombreux phénomènes comme l'allostérie ou la dénaturation des protéines. Il semble ainsi que les macromolécules exploitent cette coopérativité pour réaliser des états "tout ou rien" bien distincts, permettant ainsi une régulation fine de nombreux processus.
Les macromolécules exploiteraient également l'effet régulateur de la compensation enthalpie-entropie caractéristique des variations d'hydratation. 

• Reconnaissance moléculaire. L'Eau-I qui hydrate les domaines de reconnaissance récepteur-ligand, enzyme-substrat, ADN-facteur de transcription, antigène-anticorps, etc., permet d'éviter des assemblages erronés.

• Moteurs moléculaires. La densité de l'Eau-I peut varier de 0,96 (au contact de domaines polaires) à 1,2 (au contact de domaines chargés). Les changements de la configuration macromoléculaire peuvent ainsi s’accompagner de changements de volume, donc d'effets mécaniques.

• Exclusion sélective des ions. L'anisotropie de l'Eau-I limite fortement la liberté de mouvement des solutés, donc leur diffusion. Elle exclut les ions en fonction de leur place dans la série d'Hofmeister. Ceci est un argument avancé contre la théorie classique de la pompe à sodium pour expliquer que les cellules n'ont pas besoin d'un mécanisme particulier pour expulser le sodium.

jeudi 18 août 2016

NATURE DE L'EAU : "Qu'est-ce que l'eau liquide?" Mae-Wan-Ho


L'eau liquide ne doit pas être considérée comme un simple solvant. Ses propriétés sont différentes de celles de la plupart des liquides en ce qu’elle se comporte comme un  mélange intime d’agrégats moléculaires qui ont des propriétés différentes. Mae-Wan-Ho

Plan de l'article

L'eau est tout particulièrement apte à la vie et au vivant 

Clustering ou agrégation des molécules
  
Remarque : la théorie des clusters est un concept théorique intéressant mais non pratique pour l'étude de l'eau étant donné qu'aucune technique spectroscopique ne permet de les mettre en évidence en raison notamment de la durée de vie des liaisons hydrogène entre molécules d'eau ou entre l'eau et d'autres substances polaire (Lire : https://lanaturedeleau.blogspot.fr/2014/10/la-structure-de-leau-et-la-mythologie.html)

Nanobulles

L'eau interfaciale et la pression osmotique de surface

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Les complexités tout à fait particulières de l'eau liquide en font, d’une façon très inattendue, un constituant parfaitement adapté pour le vivant. Prof. Martin Chaplin

CONFERENCE-DEBAT : "Eau, santé, environnement", Plougonver (22), 21 aout 2016



Conférence-débat sur les impacts hydriques potentiels d’un projet minier en Bretagne (22)