jeudi 2 mai 2013

EAU ET BIOLOGIE (3) : Une biologie anhydre !



Le déni  « hydrique » des sciences du vivant 

        Comme nous l’avons vu dans le premier article de cette série, nous sommes essentiellement des êtres hydriques, comme la grande majorité des formes de vie (micro-organismes, végétaux et des animaux) .

Plus globalement, il existe une « zone aveugle » scientifique qui ne prend pas en compte l’importance de l’omniprésence de l’eau dans l’environnement terrestre. 

En effet, l’eau forme un réseau, un «continuum hydrique», dont nous avons peu conscience, qui va de la vapeur d’eau atmosphérique à l’hydratation des macromolécules de tout organisme vivant (ADN, protéines…).

Fondamentalement, L’eau constitue une interface constitutive et informative entre le monde inanimé (minéral) et le monde animé (végétal et animal).

• Interface constitutive car elle est l’élément majeur du monde minéral et biologique.

• Interface informative car au-delà de ses nombreux et essentiels rôles dans la physiologie et la biochimie du corps, de nombreuses observations et expérimentations nous montrent que les molécules d’eau constituent un important et vital vecteur d’informations biophysiques sous forme d’ondes électromagnétiques entre les milieux et les individus qui y vivent.

L’eau est la médiatrice entre l’environnement et le vivant.


            Cependant, l’eau est paradoxalement quasiment absente des savoirs et des préoccupations de la médecine, de la nutrition et de la diététique ainsi que de la biologie.

Trois exemples parmi d’autres illustrent avec force cette incroyable et grave déficience de la place réservée à  l’eau

S  Les articles sur la nutrition qui parlent, hors intérêt commercial, de l’importance d’une bonne hydratation et/ou de la qualité de l’eau de boisson sont rares.

S   Les réels connaisseurs de la « physiologie de l’eau » en France se comptent tout au plus sur les doigts d’une main et il n’existe pas de spécialité médicale dans le monde en hydronutrition. Un comble pour un nutriment qui constitue l’essentiel de notre matière intime.

S  La représentation de l’eau dans les sciences médicales et biologiques ne reflète pas l’acquis des connaissances actuelles sur ses rôles dans l’organisme.
  

Une biologie sans eau (anhydre)

La représentation « standard » d’une cellule animale nous montre une structure complexe délimitée par une membrane et contenant, outre le noyau avec son matériel génétique (ADN), des organites cellulaires («les organes cellulaires») comme le réticulum endoplasmique, l’appareil de Golgi, les mitochondries…


 


La photographie d’une cellule vue au microscope électronique ou schématisée laisse apparaitre la grande variété des microstructures (organites)  précédemment décrites grâce à des colorants.

 



Seulement la cellule a été totalement déshydratée, ce que l'on voit est un cadavre cellulaire !

Exit son composant primordial en quantité et qualité, qui structure, régule, permet la communication...; l'eau !

A titre d'exemple, ces deux modélisations de l'univers moléculaire intracellulaire qui, malgré leur excellent caractère pédagogique, n'en occultent pas moins le contenu très majoritairement hydrique de nos cellules, c'est-à-dire les 99% de molécules d'eau! Aucun commentaire à ce sujet pour la première vidéo visionnée par plus d'un million d'internautes...

1)  Inner Life Of A Cell




https://www.youtube.com/watch?v=yKW4F0Nu-UY 

2)  Animations of unseeable biology



https://www.youtube.com/watch?v=WFCvkkDSfIU


Rajoutons deux images de microscopie électronique de mitochondries (organites producteurs de l'énergie cellulaire); provenant soit d'une cellule hydratée (gauche), soit d'une cellule déshydratée (droite). Rappelons que cette dernière est celle qui existe dans tous les manuels de biologie au monde et qui sert de référence pour former les médecins, biologistes, biochimistes ...dans le monde entier. Il est alors aisé de comprendre le déni que représente l'eau dans les champs scientifiques. 
* * *
 Ainsi, aucun manuel de biochimie ou de génétique au monde ne présente par exemple le schéma de l’ADN ou d’un gène avec sa cohorte de molécules d’eau sans laquelle, ces éléments génétiques ne sont pas stables et ne peuvent tout simplement pas fonctionner ! Idem pour les protéines et les autre constituants moléculaires de nos cellules. La biologie nous présente ainsi une vision anhydre du vivant qui occulte ainsi 99% des constituants moléculaires des milieux extra et intracellulaires


 




«la biologie n’est pour une plus grande part que la science de l’eau » 
Fred Vlès (1927)












 

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